lundi 2 février 2009

Interlude: Beijo de saudade



On sait qu'il y a les fenêtres, les cris aux fenêtres, le linge aux fenêtres.
On connait les touristes en pagaille, les épais bavarois, les tristes anglois, les francs vulgaires, les ibères qui rutilent.
On sait le mal que fait l'époque, on voit tout qui devient sucre, image et bruit.
On sait que pour vous aussi, tout n'est qu'une question de temps, tout va finir, c'est sûr.
Mais on n'oubliera pas la chaleur de vos rues.
On gardera en tête chaque recoin, chaque parfum.
On prendra le temps de s'assoir, on repensera à l'indicible, tout l'indicible de par chez vous.
Elle nous marquera au coeur, profond, violent.
Car on n'oublie jamais, quand on les a foulé, les pavés de la ville
La ville au bord du Taje.